Je hais toujours l’Humanité

Ca fait plus de trois ans que je n’ai rien posté ici. (Et ça fait plus de 6 mois que j’ai commencé à écrire ce billet…)
Mais je sors enfin d’un trou noir – ça reste à voir –. Réussir à dire ça un mois de Novembre, mois le plus pourri de l’année à mon sens, c’est un comble… – Ouais, j’ai dit que ça faisait plus de 6 mois que j’avais commencé à écrire ça ^^ –
Deux voyages au Japon, un voyage en Australie, deux débuts de burn-out, une démission et un retour dans la même société quelques semaines plus tard (cherchez pas, personne n’a compris…), je suis “de retour”.

Et je me dois de constater que ma haine de l’Humanité ne s’est pas améliorée…
Je suis toujours aussi asocial, même si il m’arrive de faire de vagues efforts. Je hais toujours les foules, je hais de plus en plus de gens que je connais. – Bizarrement, j’en connais de plus en plus… –
J’en dirais bien plus – plus tard –, mais si je ne finis pas là, je posterais jamais…

 

Sinon, j’avoue que je m’occupe plus du maintien en condition de ce site et de son serveur que de poster des messages. – Je vais essayer de changer ça –
Pour respecter les standards, ce site est désormais en https. Avec des bons petits headers…

 

Tapons sur de la Fantasy française

Profitons un peu des vacances pour « critiquer » un peu les deux livres de Fantasy écrits par  des auteurs français que j’ai lu pour le moment cette année.
Je lis de moins en moins en VF, surtout en Fantasy, et ces deux auteurs me rappellent pourquoi.

Le premier de ces livres est Le Chevalier de Pierre Pevel, sorti fin Mai aux éditions Bragelonne, premier tome d’une série appelée Haut Royaume. Ayant apprécié deux trilogies précédentes de l’auteur, Wieldstadt et Les Lames du Cardinal, même si pour moi ces deux séries manquent d’une réelle fin, je pensais pouvoir prétendre à apprécier ce nouvel ouvrage. Et ce malgré le marketing déplorable de plus en plus habituel chez Bragelonne, et le passage en Grand Format Hardcover de ce qui devait être au départ une série au format feuilleton.
Que dire si ce n’est que ce livre a été une grosse déception. D’abord, parce qu’il est d’un classicisme écœurant. Ce type de Fantasy, ce type d’histoire, c’est vu et revu depuis des années. Les anglo-saxons en ont sorti des tonnes et des tonnes… Les personnages sont peu intéressants. Le héros, avec un côté sombre ridicule, est sans âme, mal développé, et la révélation d’un « secret » à son propos à la fin ne fait même pas hausser un sourcil. Ceci s’explique sans doute par le sort subit par le héros à la fin. Et ce problème de développement du personnage lié à son destin, je l’ai déjà vu dans le premier tome de Farlander de Col Buchanan. Les personnages secondaires sont facilement oubliés et oubliables, et certains qui auraient pu être utilisés pour donner de la profondeur à l’intrigue et à l’histoire ne servent qu’une ou deux fois et finissent à la poubelle.
L’Univers du roman est mal fagoté. C’est un gros problème pour moi. L’Univers joue une grosse part, et là,  tout n’est que vaguement esquissé, rien ne vient vous titiller, rien ne vient vous faire dire « tiens, ça c’est intéressant, ça mériterait d’être approfondi ». Rien ne vient apporter un vrai fond, donner du corps à cette histoire. C’est dans les petits détails que l’on fait les grands romans. C’est ce qui fait la différence entre un univers vide et qui ne sert que pour les scènes où apparaissent les personnages et un univers qui vit, où l’on peut imaginer qu’il se passe des choses en dehors de l’histoire.
J’avoue mettre fait chier pendant une bonne partie du roman, notamment pendant une traque interminable dans des montages. J’ai à peine pouffé une fois devant les actions d’un des personnages.
Bref, pour moi, c’est un ouvrage raté, au mieux médiocre, survendu par un éditeur qui se repose sur les lauriers des prix précédents gagnés par l’auteur.
J’ai acheté le tome 1, je n’achèterais pas les suivants, c’est clair.

Le deuxième, c’est Mordred de Justine Niogret, sorti au mois d’Aout aux éditions Mnémos. Le problème est ici tout autre.
L’ouvrage est ici à la fois trop court et trop long. Trop court car l’histoire est trop succincte dans son traitement pour remplir un roman classique. Bien trop de choses ne sont qu’esquissées. Au mieux, une novella suffirait. Trop long, car si la langue est belle, elle est fortement alourdie par de trop nombreuses métaphores. La lecture en devient un vrai clavaire.
Ici encore, je pense que l’éditeur est une part du problème et n’a pas su, ou n’a pas voulu, contenir et diriger l’auteur, se reposant encore une fois sur les prix précédemment décernés.

Paradoxalement, je trouve bien plus de matière dans le court roman de Justine Niogret que dans celui de Pierre Pevel. Parce que l’on voit qu’il y a de la vie en dehors de l’histoire.
Si je devais recommander l’achat d’une des deux, ce serait Mordred, mais attention, uniquement si vous n’avez pas mieux à faire.

Et ne me dites pas que je n’aime pas la Fantasy. Je sors tout juste d’une série de huit livres de Fantasy, que j’ai dévoré juste parce que l’auteur sait monter un univers vivant et intéressant et sait faire des personnages.

Tiens, la SF n’est pas morte dans ma PAL

Je me faisais un petit point dernièrement en matière de livres lus cette année et j’ai été obligé de faire un constat “bizarre”.

1- Désormais, je lis à 80% en VO.
2- La plupart des ouvrages en VF sont des livres écrits par des auteurs français.
3- En VF, ce sont désormais les “petites” maisons d’éditions qui sortent les livres qui m’intéressent le plus.
4- Retour en force de la SF

Sur le point 1, il y a plusieurs facteurs pouvant l’expliquer.
Premièrement, et principalement, j’en ai eu marre d’attendre la sortie de la suite de certaines séries commencées en VF et dont les éditeurs français sont, soit incapables de communiquer correctement sur le devenir de la série en question – je prendrais pour exemple la série des Femmes de l’Autremonde, de Kelley Armstrong, dont j’ai découvert, plus par hasard qu’autre chose, que l’éditeur français sortait la suite. Oui, mais sans communication valable, j’avais craqué et acheté le reste de la série en VO. –, soit des séries abandonnées par les éditeurs français. – Dresden Files, Rachel Morgan, Kate Daniels par exemple. –
Ensuite, parce que j’ai envie de lire des auteurs que j’ai découvert en VF, mais dont les autres titres ne seront jamais traduits. Exemple : John Courtney Grimwood, Jack Campbell.
Ou parce que je n’ai pas envie de payer 70€ pour un bouquin divisé arbitrairement en deux tomes, sortant à plusieurs mois d’écart, alors que je pourrais l’avoir à 7€ et en un seul tome.
Ou encore parce que ce sont des auteurs que j’ai découvert en VO, sans l’intermédiaire d’un éditeur français : Kelly Meding, William C. Dietz, Ian Douglas, Steven L. Kent, Kelly Gay, …
Bref, de bonnes comme de mauvaises raisons. Mais désormais, c’est la VO qui prime.

Point 2 :
Sur les 18 bouquins VF lus pour le moment cette année :
– 6 ont été écrits par des auteurs anglophones, mais lus “pour boulot”;
– 2 ont été écrits par des auteurs anglophones, mais lu pour le plaisir;
– 10 ont été écrits par des auteurs francophones et ont été lus pour le plaisir.
Je crois que les stats sont parlantes. Si j’ai commencé la série en VF, que la série me plaît, et que l’éditeur fait son boulot, je continue la série en VF. Mais là… C’est de plus en plus rare. La série La flotte Perdue et sa suite de Jack Campbell est l’une des deux. La deuxième, c’est un début de série de Larry Correia.
Pour les auteurs français, ce sont principalement des auteurs dont je connais le talent depuis des années et qui écrivent des chose qui m’intéressent.
En passant, Si Bragelonne / Milady pouvait se sortir les phalanges de l’arrière-train et enfin sortir le tome 3 de l’intégrale de Cal de Ter de P.J. Hérault, ça serait bien. – Oui, là, je suis un brin énervé sur le report sine die et sans raison du tome 3.

Point 3 :
Ben, les grands éditeurs ne publiant que très peu d’auteurs francophones, et vu que mes lectures VF sont désormais principalement des livres par des auteurs francophones, CQFD.

Point 4 :
Ben oui, vu que je lis en VO, l’offre en matière de SF s’aggrandie largement.