Prix à la con 2015

Voici venu le temps de la septième édition des prix littéraires les plus inutiles et insignifiants : les prix à la Con.

Rappelons que ce ne sont pas les œuvres qui sont « connes », ce sont ces prix.
Ce prix n’apporte rien, que dalle, nib aux lauréats, même pas le droit de se faire payer le resto. (Quoi que…)

Pour l’édition 2015 des Prix à la Con, le règlement est le suivant :
Les œuvres nominées pour ce prix doivent :
–    avoir été lues par le jury en 2014.

Chose incroyable, le jury ayant pensé à noter tous les ouvrages lus durant cette période, nous pouvons donc dire qu’il y a environ 66 ouvrages rentrants dans cette catégorie. (Oui, moins qu’en 2013… Faut que les membres du Jury arrêtent de bosser pour lire plus…) Liste disponible sur demande.

La composition du jury est secrète. Les modalités de sélection pour la shortlist sont secrètes.
Les votes sont secrets et doivent avoir été effectués en écoutant Teruhisa FUKUDA jouer de la flûte japonaise.

Un certain nombre de catégories sont toujours absentes faute de livres lus dans ces catégories.

Les catégories, les nominés et les lauréats (en italique – et tous désignés à l’unanimité, chose incroyable) sont :

Meilleur roman / recueil de nouvelles / nouvelle de Science-Fiction en langue française :
Dominium Mundi  2 de François Baranger (Critic)
Le sang des sept rois de Régis Goddyn, tomes 1 à 3 (L’Atalante) – On nous a dit que ce n’était pas de la Fantasy :p )

Meilleur roman d’Uchronie étranger lu en français : – Prix Larry Correia –
Foudre de Guerre de Larry Correia (L’Atalante)
Les quinze premières vies d’Harry August de Claire North

Meilleur roman de Fantasy étanger lu en VO   :
Songs of the Earth d’Elspeth Cooper
Trinity Rising d’Elspeth Cooper
The Raven’s Shadow d’Elspeth Cooper

Une excellent série, qui ne se limitera pas juste à ces trois tomes.

Meilleur roman de Science-Fiction étranger lu en VO :
Lock In de John Scalzi
All you need is kill d’Hiroshi Sakurazaka
Theirs not to reason why, tomes 4 et 5 de Jean Johnson

Plein de SF VO dans la liste cette année encore. Et Scalzi retrouve la première place.

Meilleur roman d’Urban Fantasy (La Bit’Lit est comprise dans cette catégorie) étranger lu en VO – a.k.a Prix Dresden Files – :
Skin Game de Jim Butcher
Property of a Lady Faire de Simon R. Green

Pas besoin d’explication.

Meilleur roman de Scifi’lit étranger lu en VO : (Alors c’est comme la même chose que la  bit’lit, mais dans un contexte SF)
Alien Collective de Gini Koch
Alien Research de Gini Koch
Universal Alien de Gini Koch

C’est toujours purement du fun. Le prochain tome est déjà précommandé.

Prix de la meilleure Uchronie étrangère lue en VO :
The first fifteen lives of Harry August de Claire North
Bitter Seeds de Ian Tregillis

Le vainqueur est juste exceptionnel. (Même qu’il aurait aussi du gagner le Meilleur roman d’Uchronie étranger lu en français, mais franchement Correia vaut aussi largement le détour.)

 

Prix à la con 2014

Voici venu le temps de la sixième édition des prix littéraires les plus inutiles et insignifiants : les prix à la Con.

Rappelons que ce ne sont pas les œuvres qui sont « connes », ce sont ces prix.
Ce prix n’apporte rien, que dalle, nib aux lauréats, même pas le droit de se faire payer le resto. (Quoi que…)

Pour l’édition 2014 des Prix à la Con, le règlement est le suivant :
Les œuvres nominées pour ce prix doivent :
–    avoir été lues par le jury en 2013.

Chose incroyable, le jury ayant pensé à noter tous les ouvrages lus durant cette période, nous pouvons donc dire qu’il y a environ 82 ouvrages rentrants dans cette catégorie. Liste disponible sur demande.

La composition du jury est secrète. Les modalités de sélection pour la shortlist sont secrètes.
Les votes sont secrets et doivent avoir été effectués en écoutant le Total Balalaika Show (1994) des Leningrad Cowboys et des Choeurs de l’Armée Rouge.

Cette année, un certain nombre de catégories disparaissent faute de livres lus dans ces catégories, ou d’ouvrages bien trop médiocres pour ne serait-ce que mériter une nomination. (Un vrai désastre en Fantasy française…)

Les catégories, les nominés et les lauréats (en italique – et tous désignés à l’unanimité, chose incroyable) sont :

Meilleur roman / recueil de nouvelles / nouvelle de Science-Fiction en langue française :
Dominium Mundi  de François Baranger (Critic)
Les damnés de l’asphalte de Laurent Whale (Rivière Blanche)
Point Zero de Antoine Tracqui (Critic)
Des nouvelles de Ta-Shima d’Adriana Lorusso (Ad Astra)

Plein de SF francophone cette année, un très bon cru, et toujours, encore, principalement chez les petits éditeurs. Et on récompense un petit nouveau parce que c’est bien et qu’on veut la suite.

Meilleur roman d’Uchronie étranger lu en français : (Prix Larry Correia va falloir l’appeler car il n’y a pas d’autres concurrents dans ce genre)

Malédiction de Larry Correia (L’Atalante)

 Meilleur roman de Fantasy étanger lu en VO   :
The Daylight War de Peter V.Brett
The Republic of Thieves de Scott Lynch

La suite d’une excellente série.

Meilleur roman de Science-Fiction étranger lu en VO :
Theirs not to reason why de Jean Johnson (trois tomes pour le moment)
The Human Division de John Scalzi

Plein de SF VO dans la liste cette année encore. Et pour une fois, Scalzi ne gagne pas.

Meilleur roman d’Urban Fantasy (La Bit’Lit est comprise dans cette catégorie) étranger lu en VO – a.k.a Prix Dresden Files – :
La série Secret History de Simon R. Green

Zut, pas de Butcher cette année… Mais vu que la série Secret History a été remarquée et dévorée intégralement cette année, et que c’est plus ou moins inclassable, on en profite pour la récompensée ici.

Meilleur roman de Scifi’lit étranger lu en VO : (Alors c’est comme la même chose que la  bit’lit, mais dans un contexte SF)
La série Alien de Gini Koch

C’est juste purement du fun. Et le prochain prix dans cette catégorie devrait avoir le même vainqueur. Un nouveau tome paru en Décembre est en cours de lecture et le prochain est prévu pour Mai.

Prix à la con 2013

Voici venu le temps de la cinquième édition des prix littéraires les plus inutiles et insignifiants : les prix à la Con.

Rappelons que ce ne sont pas les œuvres qui sont « connes », ce sont ces prix.
Ce prix n’apporte rien, que dalle, nib aux lauréats, même pas le droit de se faire payer le resto. (Quoi que…)

Pour l’édition 2013 des Prix à la Con, le règlement est le suivant :
Les œuvres nominées pour ce prix doivent :
–    avoir été lues par le jury en 2012.
Chose incroyable, le jury ayant pensé à noter tous les ouvrages lus durant cette période, nous pouvons donc dire qu’il y a environ 74 ouvrages rentrants dans cette catégorie. Liste disponible sur demande.

La composition du jury est secrète. Les modalités de sélection pour la shortlist sont secrètes.
Les votes sont secrets et doivent avoir été effectués en écoutant les Choeurs de l’Armée Rouge. – Et plus particulièrement Carmina Burana avec Vincent Niclo –

Les catégories, les nominés et les lauréats (en italique – et tous désignés à l’unanimité, chose incroyable) sont :

Meilleur roman de Fantasy en langue française :
Heu… Comment dire… Aucun ouvrage n’entre dans cette catégorie cette année…

Meilleur roman / recueil de nouvelles / nouvelle de Science-Fiction en langue française :
Sleeping Beauty d’Anne Fakhouri dans l’anthologie Destination Univers (Griffe d’Encre)
Quand il ne reste que l’honneur de P.-J. Herault (Rivière Blanche)
Le Projet Bleiberg de David S. Khara (Critic)
Les étoiles s’en balancent de Laurent Whale (Rivière Blanche)

Une nouvelle qui gagne face à trois romans. Oui. Parce qu’à la fin de cette nouvelle, tout ce que voulait, c’était lire une suite.
En tout cas, il y avait plein de candidats cette année grâce à l’excellent travail que font les petites maisons d’édition.

Meilleur roman de Fantasy étranger lu en français :
L’ombre du conquérant d’Ari Marmell (Bragelonne)

On pourrait croire que Ari Marmell gagne par défaut, car à part ce livre et sa suite, et du Feist, c’est la seule fantasy VF lue cette année. Mais il ya vraiment quelque chose dans ce livre.

Meilleur roman de Science-Fiction étranger lu en français :
Intrépride de Jack Campbell (L’Atalante)

Meilleur roman d’Urban Fantasy (La Bit’lit est comprise dans cette catégorie) étranger lu en français :
Un seul livre lu qui ne mérite pas une nomination, donc aucun vainqueur cette année.

Meilleur roman d’Uchonie étranger lu en français :
Magie brute de Larry Correia (L’Atalante)

Meilleur roman de Fantasy étanger lu en VO   :
The Wise Man’s Fear de Patrick Rothfuss

Meilleur roman de Science-Fiction étranger lu en VO :
Captain Vorpatril’s Alliance de Loïs McMaster Bujold
Redshirts de John Scalzi
End of the World blue de Jon Courtnay Grimwood

Plein de SF VO dans la liste cette année encore.

Meilleur roman d’Urban Fantasy (La Bit’Lit est comprise dans cette catégorie) étranger lu en VO – a.k.a Prix Dresden Files – :
Cold Days de Jim Butcher

Comme prévu. Avec un peu de chance, le prix 2014 sera décerné au quinzième tome des Dresden Files. Si jamais il sort à temps. Et si Jim Butcher se reprend. La série par un peu en n’importe quoi.

Prix du tome 3 d’une intégrale prévu en Août 2012 mais tout compte fait reporté on ne sait pas pourquoi et avec de la chance on l’aura peut être en 2013 mais bon maintenant on ne fait plus confiance à cet éditeur pour sortir la totalité d’une série ou d’une intégrale : 
Cal de Ter – L’intégrale – Tome 3 de P.-J. Herault (Milady)

Tiens, la SF n’est pas morte dans ma PAL

Je me faisais un petit point dernièrement en matière de livres lus cette année et j’ai été obligé de faire un constat “bizarre”.

1- Désormais, je lis à 80% en VO.
2- La plupart des ouvrages en VF sont des livres écrits par des auteurs français.
3- En VF, ce sont désormais les “petites” maisons d’éditions qui sortent les livres qui m’intéressent le plus.
4- Retour en force de la SF

Sur le point 1, il y a plusieurs facteurs pouvant l’expliquer.
Premièrement, et principalement, j’en ai eu marre d’attendre la sortie de la suite de certaines séries commencées en VF et dont les éditeurs français sont, soit incapables de communiquer correctement sur le devenir de la série en question – je prendrais pour exemple la série des Femmes de l’Autremonde, de Kelley Armstrong, dont j’ai découvert, plus par hasard qu’autre chose, que l’éditeur français sortait la suite. Oui, mais sans communication valable, j’avais craqué et acheté le reste de la série en VO. –, soit des séries abandonnées par les éditeurs français. – Dresden Files, Rachel Morgan, Kate Daniels par exemple. –
Ensuite, parce que j’ai envie de lire des auteurs que j’ai découvert en VF, mais dont les autres titres ne seront jamais traduits. Exemple : John Courtney Grimwood, Jack Campbell.
Ou parce que je n’ai pas envie de payer 70€ pour un bouquin divisé arbitrairement en deux tomes, sortant à plusieurs mois d’écart, alors que je pourrais l’avoir à 7€ et en un seul tome.
Ou encore parce que ce sont des auteurs que j’ai découvert en VO, sans l’intermédiaire d’un éditeur français : Kelly Meding, William C. Dietz, Ian Douglas, Steven L. Kent, Kelly Gay, …
Bref, de bonnes comme de mauvaises raisons. Mais désormais, c’est la VO qui prime.

Point 2 :
Sur les 18 bouquins VF lus pour le moment cette année :
– 6 ont été écrits par des auteurs anglophones, mais lus “pour boulot”;
– 2 ont été écrits par des auteurs anglophones, mais lu pour le plaisir;
– 10 ont été écrits par des auteurs francophones et ont été lus pour le plaisir.
Je crois que les stats sont parlantes. Si j’ai commencé la série en VF, que la série me plaît, et que l’éditeur fait son boulot, je continue la série en VF. Mais là… C’est de plus en plus rare. La série La flotte Perdue et sa suite de Jack Campbell est l’une des deux. La deuxième, c’est un début de série de Larry Correia.
Pour les auteurs français, ce sont principalement des auteurs dont je connais le talent depuis des années et qui écrivent des chose qui m’intéressent.
En passant, Si Bragelonne / Milady pouvait se sortir les phalanges de l’arrière-train et enfin sortir le tome 3 de l’intégrale de Cal de Ter de P.J. Hérault, ça serait bien. – Oui, là, je suis un brin énervé sur le report sine die et sans raison du tome 3.

Point 3 :
Ben, les grands éditeurs ne publiant que très peu d’auteurs francophones, et vu que mes lectures VF sont désormais principalement des livres par des auteurs francophones, CQFD.

Point 4 :
Ben oui, vu que je lis en VO, l’offre en matière de SF s’aggrandie largement.

 


Je n’aime pas la SF…

Tel est le constat que je me dois de faire quand je vois le peu d’intérêt que je ressens devant les diverses sorties actuelles du genre en France.
 
Certes, de temps en temps, des petits chefs d’œuvre du genre John Scalzi apparaissent. Certes, des petites collections comme Rivière Blanche, qui publie, entre autres,  P.J. Hérault et Thomas Geha, ou Griffre d’Encre fournissent un peu le type d’histoires que je recherche. Certes, de temps en temps, des grandes maisons d’édition publient des recueils ou des anthologies de grands auteurs, telle la collection Trésors de la SF de Bragelonne, avec particulièrement les Julia Verlanger.
Mais la plupart du temps, je reste totalement indifférent ou, au pire, déçu, par les auteurs publiés par les soi-disant grandes collections de SF en France.
Mais ce n’est pas ma faute… Mon éducation littéraire dans le genre fut assez bizarre.
Si je me souviens que le premier ouvrage de SF&F que j’ai lu fut Le Seigneur des Anneaux, je dois avouer que le second fut Les Robots, de Isaac Asimov. Les suivants furent dans le même genre. Mes parents possédaient – mais depuis, je leur ai volé – une superbe collection d’ouvrages de SF, composée de J’ai Lu, Présence du Futur, Fleuve Noir, ouvrages qui sortaient en masse dans cet Age d’Or de la SF en France. Les Asimov, Vance, Van Vogt, Heinlein et autres grands maîtres anglophones se mélangeaient aux Herault, Verlanger, Legay, Douriaux, Wagner, Dunyach, Ayerdahl, Bordage et autres piliers de la SF française.
Hélas, hélas, hélas…
Au fil des années, les choses ont changées… Les collections qui ne disparurent pas ne renouvelèrent pas suffisamment leur fond ou virèrent hard-science. Le genre de collection dirigées par des gens qui estiment qu’Asimov écrivait comme une patate ou qu’eux seuls détiennent la vérité ultime dans le genre et que les autres ne publient que les rebuts provenant de leurs poubelles. Le genre de collection qui n’attirent plus les lecteurs comme moi… Ce que je qualifierais de lecteurs de base.
Je vois les différents lecteurs de SF (et de Fantasy) comme faisant partie d’une pyramide. Avec chaque lecteur étant à un niveau différent de cette pyramide. La base représente les lecteurs qui souhaitent des histoires simples, point trop complexes, basées sur des personnages. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de cette base, les lecteurs deviennent de plus en plus rares et les lectures qui les intéressent deviennent de plus en plus complexes, faisant appel à des théories et concepts loin d’être maîtrisés et compris par la plupart des gens. Le genre de lectures pour lesquelles il vaut mieux deux ou trois doctorats afin de les apprécier pleinement .
En France, je pense que les différents éditeurs se sont éloignés des lecteurs de base, que les ouvrages qu’ils proposent ne visent plus que ceux qui sont au sommet de la pyramide. Je ne pense pas que ce soit un choix conscient de leur part. Tout du moins, je l’espère. Les directeurs de collection, à force d’être exposés aux nombreux ouvrages disponibles dans les pays anglophones (et autres), ont vu leurs goûts évolués. Leur recherche de nouveautés qui les intéressent (eux les éditeurs)  leur à fait oublier ce que le lecteur de base recherche.
Personnellement, je recherche des histoires avec des personnages, des vrais, pas des espèces de sous-produits résultant de je ne sais quelle absurdité conceptuelle qui les transformeraient en sous-copies dupliqués dans je ne sais quel stockage.
Je hais par exemple toutes les histoires qui font de la Singularité (technologique) une de leurs bases. 
Je m’excuse d’avance pour ma vulgarité dans les propos qui vont suivre. Je m’excuse aussi  pour tous ceux qui croient en cette théorie et qui l’apprécient. Mais cette théorie est complètement débile… Et ne sert que pour les auteurs faiblards qui veulent qu’un évènement "magique" vienne modifier l’Histoire plutôt que d’essayer de trouver par eux même dans leur petite imagination défaillante cet évènement.
Je cherche des histoires qui racontent les différents futurs que l’Humanité pourraient avoir. Des futurs compréhensibles. Des futurs avec des humains, pas des IAs.  Des futurs où l’auteur anticipe le futur, pas un futur basé uniquement sur les théories actuelles, sous prétexte de donner plus de réalisme. Du réalisme ? Bon Dieu, mais c’est de l’imaginaire…
Je cherche des histoires qui suivent un ou deux personnages. Pas 150…
Le parfait exemple de ce que je ne recherche pas, c’est une saga qui va sortir dans peu de temps chez Bragelonne. Une saga de David Weber, auteur que j’apprécie énormément, notamment pour sa série Honor Harrington, mais auteur qui, à mon humble avis merdique, se perd désormais. Il se perd dans des intrigues interminables. Il multiplie les personnages… Il se perd dans des détails. Certes, cela approfondit considérablement son histoire, son Univers. Mais à force, le lecteur se perd. S’ennuie. Ne voit pas l’histoire évoluer. Et c’est le problème principal avec cette saga. Car il s’agit de l’histoire d’une planète abritant les derniers humains, l’Humanité ayant été anéantie par des aliens. Ces derniers humains doivent, à terme, reconquérir leur place dans l’Univers. Mais à la vue des trois premiers tomes, je peux vous dire que l’on est même pas près de voir le premier habitant de cette planète quitter son orbite… (Vous le comprendrez, je ne recommande pas la lecture de Cap sur l’Armageddon, qui devrait sortir en 2010…)
Je me souviens d’une des définitions de la SF qui m’a été donnée un jour et qui, de plus en plus, me semble juste : la SF est une littérature de frustrés.
 
Le principal problème des éditeurs français spécialisés dans la SF, c’est qu’ils ne cherchent pas à élargir la base des lecteurs. Alors que plus la base est large, plus les autres niveaux seront larges. Et plus ils feront de ventes… Ils essayent juste de vendre des ouvrages qui ne conviennent pas à la majorité des lecteurs…
Donnez-nous plus d’auteurs comme David Gunn… Comme John Scalzi. Donnez-nous des auteurs que l’on peut lire pour se détendre. Pour passer un bon moment… Pas des auteurs où l’on ne comprend rien et où on s’endort au bout de 10 pages…
 
 
Et j’ajouterais une chose… En France, on se fait chier comme des rats morts lors des congrés de SF comme les Utopiales. Congré qui se tient fin Octobre / début Novembre, avec un temps de chiottes, dans la Cité des Congrès de Nantes, zone symbole, à mon sens, de l’horreur architecturale et du bétonnage massif…
Alors que pour les festivals de Fantasy, type les Imaginales, on est dans un parc, lors des beaux jours. Et on se fait un peu moins chier, parce que l’on peut bouquiner à l’ombre sous un arbre, discuter au soleil au bord d’une rivière ou encore, choper des coups de soleil à la terrasse des restaurants.
 
 Je n’aime pas la SF… Sérieux…

De mes rapports avec la SF&F française

Je lisais dernièrement le dernierP.J. Hérault paru chez Rivière Blanche (La Grande Migration) etj’ai redécouvert ce qu’était la SF&F française et pourquoi j’aimais etj’aime encore.
Quand j’ai commencé à me plongerdans les livres, pour y trouver éventuellement les moyens d’en finir avec cetteHumanité maudite, j’avais déjà à disposition un stock impressionnant de livresde SF&F de tous horizons. – C’estbien l’un des rares points sur lesquels mon paternel et moi-même sommes sur lamême longueur d’onde, c’est qu’on emmerde 95% de la littérature blanche pour sefocaliser principalement sur les littératures de l’Imaginaire. – Dans cetas de livre, il y avait les grands maîtres anglo-saxons, genre Asimov, Vance,Tolkien, Van Vogt, et plein de français, P.J. Hérault, Julia Velanger, RolandWagner, Serge Lehman, Alain Paris, Hugues Douriaux, j’en oublie plein notammentparmi les meilleurs.
Bref, mes débuts dans le milieu,rien qu’en tant que lecteur, sans y connaître quoi que ce soit, à l’époque oùInternet était encore qu’aux mains des universitaires et des militairesaméricains,  se fit en mélangeantallégrement français et anglo-saxons, de tous niveaux. Et, personnellement, je trouveque les français s’en sortaient plutôt bien. Ce  n’était pas le même genre de livres, le mêmeton, les mêmes histoires, les mêmes traitements… Pour moi, dans mon esprit, leslivres de cette époque ont fixé en moi ce qu’était la SF&F française.
C’était le bon temps. Le temps oùle poche pas cher régnait en maître. J’arrive à retrouver des vieux FleuveNoir, avec encore une étiquette dessus avec un prix autour de dix francs. Alorsqu’aujourd’hui, le poche à 6 euros est une denrée extrêmement rare. A quoi çatenait ? A un papier de mauvaise qualité ? A une limitation à 180pages ? A de la pub pour des cigarettes sur la quatrième de couverture ?Et alors ? Le format convenait très bien… Et on avait des chefs d’œuvres commeLa Compagnie des Glaces, de G.J. Arnaud, la série des Commandeur, de MichelHonaker, la série du Monde de la Terre Creuse de Alain Paris, les Cal de Terrede P.J. Hérault, etc etc etc…
Ce n’est pas de l’exceptionnel.Mais c’est de l’honnête. Et ça n’a pas à rougir face à de l’anglo-saxon. Perso,je passais sans problème d’un recueil de nouvelles de Asimov à l’une de cesséries. Le côté feuilleton étant un bon équivalent au côté nouvelles. J’aiprogressé dans la SF&F sans faire de discrimination sur les origines, justesur ce que j’appréciais ou non.

Mais c’était le bon temps… Ce quej’appellerais l’Age d’Or de la SF&F française. – C’est mon avis, de simple lecteur, pas forcément celui des Initiés,ceux qui se sont autoproclamés Grands Connaisseurs du Genre et Seigneurs duFandom… –
Aujourd’hui, le panorama estbeaucoup plus sombre. Les grands éditeurs ont lâché le genre. La prodigieusecollection Anticipation de Fleuve Noir a sombré corps et âme. Tout comme uncertain nombre de collections équivalentes chez d’autres éditeurs. J’Ai Lu,Pocket et consorts ne publient plus que des versions poche d’ouvrages parus engrand format quelques temps auparavant. Et dans l’immense et écrasantemajorité, des auteurs anglo-saxons. Même l’Immonde Ogre Qui Dévore Tout et Détruitle Marché a.k.a. Bragelonne – Cava comme ça ? On ne voit pas trop que j’ai bien ce que vousfaîtes ? – ne fait plus, de mon point de vue, que le minimum syndicalen matière de publication d’auteurs français. – Je comprends pourquoi mais ça ne m’empêche pas de râler sur ce point.– Les rares chanceux qui sont chez des éditeurs avec un peu plus de renomet de moyens sont souvent publiés en grand format, assez cher. Et quelquesfois, je dois avouer que ce format et ce prix ne se justifie pas vu la qualitéde l’ouvrage.
Bref… Aujourd’hui, la publicationd’auteurs français en SF&F se fait principalement par des petits éditeurs,avec des moyens limités, une diffusion limitée… Et fort heureusement, certains,comme Griffe d’Encre, ont eu la bonne idée de ressusciter le format de lanovella, permettant d’avoir des ouvrages courts – trop court parfoismalheureusement – et peu chers.
Ce sont ces petits éditeurs quiaujourd’hui font tout le travail de recherche et de lancement de nouveauxauteurs. Ce sont ces petits éditeurs qui prennent tous les risques. Et les grosderrière ne font que se reposer sur leurs lauriers fanés.
Le genre a grandement souffert etsouffre encore de cet état de fait. L’arrivée des petits éditeurs n’est quetrès récente. Pendant une période, il y a eu un trou. Les lecteurs sont allésailleurs. Ne chercher pas à blâmer tel ou tel média pour leur désertion… C’estle manque d’offres qui les a fait partir…

Et puis, ce qui me choqueprincipalement aujourd’hui, dans le milieu de la SF&F française, c’est quequand on assiste à un festival ou une convention – pouf pouf – on est écœuré de voir que les débats ne portent pasprincipalement sur le style ou les idées, mais des fausses histoiresd’occupation des linéaires, de …, bref, des querelles de clochers… Querellesdont les lecteurs n’ont rien à faire et qui préfèreraient que le temps que vouspassez à vous foutre sur la gueule, vous le passiez à écrire et à publier… Sice n’est pas trop vous demander… Il faut aussi que les gentils éditeurs et lesgentils auteurs français se rendent compte qu’aujourd’hui, avec l’évolution desmoyens de communication, tels qu’Internet, ce genre de comportement puéril estdésormais visible. Si auparavant, vous pouviez tranquillement jouer à savoirqui pissait le plus loin, il faut comprendre qu’aujourd’hui, le lecteur assisteau concours, et qu’en plus, il y a de fortes chances que vous lui pissiezdessus !
Personnellement, il y a uncertain nombre d’auteurs français que je ne lirais pas à cause de leurcomportement à une époque. Je fonctionne un peu à l’affectif quand il s’agit d’auteursfrançais. C’est moche mais c’est comme ça. Jouez au con et vous ne m’aurezjamais comme lecteur. Je loupe peut être des choses, mais, il y a tellementailleurs que j’estime que ce n’est pas grave.
Si vous pouviez régler une foispour toutes vos petits problèmes d’ego… Histoire que les simples lecteurspuissent de nouveau apprécier beaucoup de SF&F française… Je ne sais pas…S’il le faut, enfermez-vous tous dans une pièce avec un marteau et…Mais en tout cas, s’il vousplaît… Remettez-vous à produire en masse… Il y a toute une génération d’auteursqui est en train de passer à la trappe. Il y a toute une génération de lecteursqui est en train de manquer quelque chose. Pitié… Ressortez-nous de la SF&Ffrançaise « Roman de gare »… De la SF&F française… Plein… Plein…Si vous consacriez ne serait-ce qu’une faible partie de l’énergie que vousmettez à vous entretuer à faire votre travail, on croulerait sous les ouvragesà lire. 

Pour conclure, je diraissimplement que j’aimais la SF&F française d’une époque, époque où on latrouvait un peu partout, dans les supermarchés comme dans les gares. Et qu’aujourd’hui,j’ai du mal à trouver des nouveaux auteurs, dont les ouvrages sont rarementdisponibles dans les lieux de vente grand public… Fort heureusement, c’estsouvent de qualité.Comme quoi,  si les gros voulaient bien se bouger un peu lepostérieur, si ils avaient des couilles, peut être qu’on aurait le droit à unnouvel âge d’or… Pas la peine de chercher à tout prix à faire le même formatque les anglo-saxons… Ils ont leurs gros pavés. Les allemands ont leurs Hefts, pourquoi nous on n’aurait pas deshistoires sur plusieurs 180 pages poches pas chers ?