Changement de boucherie

C’était prévisible. Depuis quelques mois, ça n’allait plus.
Je pestais, je râlais, mais je serais des dents en espérant des lendemains meilleurs.
Et puis, il y a quinze jours, il y a eu un clash. A propos de mes vacances. Qui, bizarrement, tombaient mal en Août alors qu’elles étaient posées depuis mi-Mars… – Et alors que je n’ai pas pris une semaine complète depuis Octobre dernier… Bon, OK, ça peut paraître normal… Mais quand vous êtes sur une mission pourrie qui vous ronge les nerfs… –
Donc, il y a eu clash. Et la commerciale et mon responsable dans ma boîte actuelle ne se sont pas bougés. – Et la commerciale s’est même faite remettre à sa place par le client… – Autant dire que ce jour là, j’étais de mauvais poil le soir. Et comme par hasard, une boîte qui me contacte régulièrement depuis deux ans me lache ce soir là un coup de fil. Et pour une fois, j’ai accepté de passer un entretien chez eux.
Je hais passer des entretiens. Je ne sais jamais quel sera le niveau de l’interlocuteur… – Technique, commercial, RH, etc… – Je hais avoir à redire 150 fois mon expérience… Et généralement, ma timidité maladive me bloque…
Mais bon… Là, j’en avais plus que marre de ma boîte actuelle et donc, rendez-vous fut pris pour un entretien RH huit jours plus tard.

Chose positive, le siège social où je devais passer mon entretien se situe à vingt minutes à pieds de chez moi. Et donc, à une grosse demi-heure de chez mon client actuel. Et donc, bien évidement, cela signifie que j’arrive entre quinze et vingt minutes en avance…
Et miraculeusement, l’entretien RH s’est bien passé. Et mon dossier passait à l’étape suivante : la soumission à la Direction. Réponse dans la semaine ou au plus tard une semaine après. Cela ne prit qu’une petite journée. Deux jours plus tard, je retournais en entretien, avec le Directeur Général. Qui me proposa plus de pognon que j’en demandais. Suivi d’un entretien avec une commerciale, me proposant une mission correspondant à mon profil et située encore plus près de chez moi que la mission actuelle. – ce que je ne pensais pas être possible –

Autant dire, avec la direction que prenaient les entretiens, je n’ai pas hésité. Sans avoir signé dans la nouvelle boîte, j’ai claqué ma dém dans l’ancienne. – Oui, ça ne se fait pas normalement, mais là, je veux vraiement me casser le plus vite possible de ma boîte et du client actuel. –
Que dire de plus ? Si ce n’est que, ce soir, je négocie mon préavis. Et que je défonce mon soit-disant responsable. Que demain, j’ai encore un entretien pour ma nouvelle boîte.
Que je quitte une SSII marchande de viande pour une autre SSII, plus humaine. Oui, je sais, je ne voulais plus faire de SSII. Mais… Il fallait absolument que je change  de boîte.
C’est peut être une connerie, mais tant pis. J’assumerais.

3 réflexions sur « Changement de boucherie »

  1. J’ai toujours rêvé de faire à un patron/client chiant le coup de la pub pour le Loto: me déguise en canard et aller chanter pendant une réunion “Au revoir, monsieur Président…” ^^

    Félicitations pour ton changement de boulot!

  2. Pour avoir pratiqué pendant 6/7 ans les SSIIs je suis allé à des boites de + en + petites… mais à chaque fois il y a changement de direction/responsables/commerciaux et à un moment tu n’est plus en adéquation avec la vision des tes nouveaux supérieurs (qui sont souvent de + jeunes cadres avec dents qui rayent le parquet jusqu’à la cave). Conclusion, tu quittes pour un autre employeur et le seul critère valable reste le pognon car le reste n’est souvent que vaines promesses (sauf exception mais là tu as du bol). Je me suis barré de ma dernière SSII en lâchant un client très chiant et manipulateur (style je coûte cher et on n’a pas de boulot pour toi mais on te garde pour faire autre chose : photocopies/secrétariat/asssistance informatique/… bref du grand délire). Ce genre de situation te pousse à réfléchir et à conclure : le monde du travail aujourd’hui t’oblige bien souvent à agir comme un mercenaire, plus comme un employé loyal et récompensé ensuite.
    Si tu as envie de lire un petit truc marrant sur le sujet : “L’Open Space m’a tuer” disponible en format poche.
    @+,
    NicK.

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