De l’art de se défouler au boulot…

C’est facile à deviner, mais mon boulot me stresse. Beaucoup. Et quand je stresse, je fais stresser les collègues. Je vous dis pas combien il semble être stressant de travailler avec un psychopathe stressé, surtout quand, en plus, il est de mauvaise humeur.

Donc, il faut se défouler pour évacuer la pression. Sinon il y a mort d’homme.

Comment se défouler :
– Sur les utilisateurs ? Nan. Le client aime pas…
– Sur les "collègues" ? Oui. En partie.
     J’entends par collègues tous ceux qui travaillent avec mon équipe, qui sont au même niveau hiérarchique, et qui sont prestataires. Alors, pour ceux qui n’ont pas l’immense joie de savoir ce qu’est un prestataire : un prestataire est un esclave. Il bosse pour une société de service, qui vend, outre de la bidoche humaine, des services à une autre entreprise. L’entreprise cliente, dans une politique de "réduction des coûts", embauche des gens, les prestataires, pour faire le travail de ses employés virés. Les rares fainéants… pardon… employés restants sont alors des statutaires. Bref, ces collègues sont donc victimes de temps en temps de petits coups de pute, genre mails montrant leur incompétence avec la hiérarchie statutaire en copie, ce genre de petites joies.
– Les baballes.
     Terribles inventions que les baballes. Mes collègues palois utilisent des volants de badminton eux… Les boulets… Une baballe, c’est une balle en mousse, d’environ 7 cm de diamètre, enroulé dans une couche, 1 cm, de scotch d’emballage blanc. Cela peut aussi être un petit ballon de basket de 4 cm de diamètre crevé, entouré de couches successives de pq et de scotch. Au final, vous avez un boulet de canon de 10 cm de diamètre.
    Le but du jeu est alors de défoncer la tête d’un de vos camarades de souffrance situé à l’autre bout du bureau. Bien évidement, il y a des victimes innoncentes au milieu, histoire de rendre le jeu un peu plus fun.
    La vitesse atteinte par une baballe dans un bureau long d’une vingtaine de mettre est très impressionnante, surtout quand vous vous la prenez en pleine tronche. Ou un malheureux tir perdu bien cadré dans les bijoux de famille.
    Ce qui est merveilleux, c’est que la baballe peut aussi embêter les collègues, qui eux n’ont pas le droit d’y jouer – niark – et qui des fois s’en prennent une.

Dans un prochain numéro,  une première méthode pour se débarasser d’un collègue.

 

PS : bossez jamais avec moi. 

1 réflexion sur « De l’art de se défouler au boulot… »

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