Ebook (2) – Réaction à un commentaire

Je vais ici répondre à MarcGalan, qui, en commentaire de mon précédent message L’Ebook, c’estpas encore ça, a indiqué qu’il avait écrit un article sur le même thèmedans Agoravox. Son article est disponible soit en commentaire du message précédent,soit directement sur Agoravox à l’adresse : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44991. (Si jamais vous souhaitez un droit de réponse, vous pouvez me contacter à l’adresse kettch.groscon_at_gloucorp.com – ce n’est pas une blague.)
Ce n’est pas vraiment pratique defaire un débat par commentaires interposés. Je pense que la discussion méritepeut-être de continuer sur le sujet « ebook »du forum de Fantasy.fr.

Je réagis car un certain nombrede points me gêne dans ce texte.
Tout d’abord, l’impression delimitations dans les formats lus par le Reader. Je dois dire que l’articleayant été écrit fin septembre 2008, il me semble que l’auteur n’ait pas eu tousles éléments nécessaires sur certains points.
Effectivement, le Reader ne litpas tous les formats. Mais il en litquand même un certain nombre, notamment les lrf,pdf, txt et les rtf. Et ce,sans DRM. Ceci permet d’avoir accès un grand nombre d’ouvrages, notamment tousles ouvrages gratuits que propose BaenBooks. Pour les formats avec DRM, les formats Secure PDF, lrx et ePub sont supportés. Un grand nombre deboutiques en ligne proposent au moins le format Adobe ePub.Vous n’êtes pas non plus liés àune seule boutique.
Le marché n’est donc pas captif.

Ensuite, l’ebook écologique. Pourmoi, c’est un mythe… Une légende urbaine. Ce concept est totalement erroné.
La"liseuse" est un appareil technologique complexe, dont les procédésde fabrication des différents composants sont extrêmement polluants. De même, àterme, la liseuse devra être correctement recyclée, car ses composants sontfortement toxiques et non biodégradables.
De même, le fichier qui constituevotre ebook, quand vous l’achetez, celui-ci est stocké sur le serveur de votrevendeur. La fabrication d’un serveur a un certain impact sur l’environnement.Ce même serveur a une certaine consommation électrique. Et nécessite d’êtredans un espace climatisé.
De même, votre ordinateur n’est pas écologique. Toutela chaîne Internet entre vous et le vendeur n’est pas écologique.
Cet argumentn’a pas lieu d’être dans le débat sur l’ebook.

Ensuite, je vais regrouperensemble les notions « Economique / Equitable / Prix ».
Il est vrai que le prix actueldes ebooks est assez dissuasif. Néanmoins, les propositions faites dans cetarticle sont… hasardeuses et incohérentes. En effet, il est proposé de nerémunérer que le vendeur / hébergeur de l’ebook – que l’on peut raisonnablementappeler distributeur –  et son auteur.Ce modèle ne peut déjà pas êtreappliqué aux ebooks tirés de livres existants / déjà publiés. – Je parle ici des ouvrages non libres dedroit – En effet, le travail de l’éditeur doit être rémunéré. – Il n’y a pas à tortiller du cul sur cepoint. Je sais que certains estiment que les éditeurs sont des vilains méchantspas beaux – sur ce dernier point, je pense qu’ils n’ont pas dû croisercertaines personnes dans le milieu pour dire cela – qui exploitent les gentilsauteurs. Mais bon… Il faut arrêter la coke et revenir à la réalité. –
Le modèle proposé peut être applicableen cas d’autoédition. En effet, dans ce cas, seul l’auteur et le distributeurdoivent être rémunérés. Mais, personnellement, je ne suis pas pourl’autoédition. Enfin, l’autoédition payante d’ebooks. Aujourd’hui, n’importequi peut mettre en ligne n’importe quel texte en ligne. Le format peut êtren’importe quoi : pdf, rtf, txt,whatever… L’ouvrage peut être mis en ligne depuis n’importe quelle pageperso. A la charge de l’auteur de faire connaître la disponibilité del’ouvrage, et surtout de convaincre le public que son ouvrage est de qualité,correctement mis en forme, correctement corrigé, etc, etc…
Pour moi, aujourd’hui, ce qu’ilmanque, c’est un peu de transparence sur le prix des ebooks. Il faudrait queles éditeurs communiquent un peu sur la façon dont est composé ce prix. Si lesgens comprennent pourquoi un ebook est facturé à un certain prix, je suis sûrqu’ils râleront moins. Après tout, les gens achètent bien des ouvrages en grandformat alors qu’il existe plein d’ouvrages en poche et moins chers.

Point « Distribution /Libraires ». Un certain nombre d’éditeurs ont déjà leurs propres boutiquesen ligne. Qu’ils proposent des ebooks est l’étape logique suivante. Mais il esta noté que l’existence de ces boutiques n’a ni tué les distributeursclassiques, ni tué les petits libraires. Il faut arrêter de croire que tout vabasculer dans le tout-électronique…
Je l’avais dit dans uncommentaire à mon précédent message, mais je pense qu’il faut absolument lire le message dEric Flintqui est la page d’accueil de la librairie gratuite de Baen Books. Ce message, écrit il y a plus de huit ans, résumeparfaitement le problème, les solutions, les points de blocage et le pourquoidu comment de l’ebook, ceci du point de vue de l’éditeur, de l’écrivain et dulecteur.Et que je sache, Baen Books,malgré le fait qu’ils se soient tournés très tôt vers l’ebook, qu’ils proposentgratuitement un nombre certain d’entre eux, et qu’ils vendent des ebooks à desprix presque raisonnables, vendent encore des millions d’ouvrages papier, quisont diffusés normalement par des distributeurs normaux dans les librairiesnormales. Ils se sont simplement adaptés au nouvel environnement.

Avoir un Reader ne m’empêche pasd’acheter des livres papier. Au contraire. J’aime le contact des livres, j’aimebénéficier de magnifiques couvertures, chose que je n’ai pas sur mon Readernoir et blanc avec une définition assez basse…J’aime pouvoir balancer un livresur le chat… Si je fais ça avec le Reader, je risque de l’abimer. – Je blague… Je ne balance jamais de livresau chat… De toute façons, cette saloperie griffue adore se coucher sur le livreque je suis en train de lire quand j’ai le malheur de le poser quelque part. –Pour moi, le Reader est uncomplément. Mais un complément dont j’aimerais profiter pleinement, avec unmaximum d’ouvrages disponibles.

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