La viande rouge excite…

Comme pour le moment, le site d’Hippopotamus est dans les choux – je me marre en voyant le message d’erreur – je me vois contraint d’exposer ici toute ma haine – oui, je suis très haineux de base – pour cette franchise et plus particulièrement l’établissement à cette enseigne qui se trouve au CNIT à La Défense. J’adresserais ce message au service client de cette entreprise quand je pourrais enfin avoir leurs coordonnées.

Nous avions, deux de mes collègues et moi-même, décidé de trahir la cantine de l’établissement où nous travaillons – enfin, devrais-je dire, nous faisons semblant de travailler – pour un restaurant. Mes confrères ayant une envie de viande rouge – pour ma part, j’avais déjà mordu une bonne dizaine de personnes – nous nous décidâmes donc pour l’un des ces restaurants spécialisés et nous allâmes à l’Hippopotamus.
Grossière erreur devrais-je dire… Si l’accueil fut correct et l’attente avant de se faire placer normale, on ne peut pas dire que le service fut de qualité… Très loin de là. Je n’ai jamais eu, il me semble, plus mauvais serveur. Jeune coq dans le milieu de la vingtaine, cheveux brillants de gel, t-shirt Hippo ouvert au maximum et chaîne en or par-dessus, il allait clairement démontrer que tout compte fait, l’habit fait le moine.
La prise de commande fut correcte, mais lors de celle-ci, une table voisine interpella le serveur, pour une demande quelconque. Quelle ne fut pas notre surprise quand le serveur répondit sur un ton agacé : « Deux minutes. Je n’ai que deux bras et deux jambes. Je peux pas tout faire en même temps. » Déjà, la situation venait de se compliquer. Nous passâmes donc commande, chacun d’un plat principal, et de ma boisson caféinée habituelle du midi.
Cinq minutes plus tard, le jeune coq ramena donc ma boisson, posée sans douceur sur la table, cela peut se comprendre vu qu’il était pressé, et, 30 secondes plus tard, deux verres de vin rouge – du gros qui tâche et qui pu bien – qu’il lâcha à moitié sur la table en en reversant une partie. Et l’animal se sauva. Nous le rappelâmes et lui firent reprendre les deux verres de breuvage que nous n’avions pas commandé, ce qu’il fit en grommelant et en nous demandant si nous étions bien sûrs.
Dix minutes plus tard, nous eûmes enfin nos assiettes de viande, apportées par deux autres serveurs. Nous dégustâmes donc notre repas – en passant, éviter le gratin dauphinois si vous avez faim… La portion est plus que ridicule… – et nous envisageâmes de prendre un dessert.
Ce fut alors le début de la fin. Au bout de 20 minutes, à voir le serveur s’occuper de débarrasser deux assiettes à une seule table, et à passer son temps à discuter avec ses collègues, nous optâmes donc pour demander directement l’addition. Réussissant à coincer l’animal au bout d’un moment, nous demandâmes donc notre compte et préparèrent nos moyens de paiement.  Au bout de 10 minutes, nous interceptèrent une collègue du charmant jeune homme et lui redemandèrent l’addition. Je dois avouer que nous commencions fortement à trouver le temps long et surtout, que cela nous retardait grandement pour retourner nous tourner les pouces devant nos écrans d’ordinateurs. Au bout de 10 minutes supplémentaires, nous eûmes enfin la douloureuse, fîmes rapidement nos calcul pour poser la somme juste. – et pas un centime de plus, le fait de devoir payé 16% pour l’absence de  service nous restant en travers de la gorge – Une fois l’argent sur la table, nous partîmes donc rapidement. – moi, d’un pas léger et délicat, et lentement. Comprendre que sur les 30 mètres qui nous séparait de la sortir, j’en avais déjà dix d’avance sur mes collègues –  J’en profitais au passage pour faire comprendre au tas de serveurs, rassemblés à se tourner les pouces dans un coin, combien je n’étais pas satisfait de la prestation fournie. Je crois avoir dit : »Avec un serveur, la prochaine fois, ce sera mieux… »
Et là, le drame. Il n’y a pas d’autre mot pour décrire ce qu’il s’est passé. Le jeune coq nous couru après et nous interpella vertement : « Hé. Messieurs, vous avez payé ? »
Je me retournais pour lui répondre d’un ton ferme et énervé : « Vous avez qu’à regarder sur la table ». S’ensuivi une « engueulade » à laquelle participèrent mes deux collègues et moi-même ainsi que le jeune coq, une deuxième serveur au même plumage, une collègue de ceux-ci, un troisième serveur ayant plus comme fonction de retenir ses collègues et ce qu’il semblait être la responsable de ces personnes. Nous nous fîmes traiter de voleurs. Je cite l’un des serveurs : « Vous vous sauvez comme des voleurs » et nous nous fîmes menacés de violences physiques. Le jeune coq ayant décidé qu’apparemment nous avions froissé son ego et qu’il voulait régler ce différent aux poings. Il sorti même du CNIT pour apparemment nous attendre à l’extérieur pour nous « casser la gueule ».
La situation se calma finalement, non sans des échanges des très vives voix et une menace d’appeler la police si la responsable ne récupérait pas son jeune coq belliqueux.

Il va sans dire que c’est la dernière fois que je mets les pieds dans cet établissement, établissement dont mes collègues et moi-même faisons une publicité assez négative auprès de notre entourage.
J’avoue que le comportement du serveur m’a profondément outré… Si servir les gens l’emmerde, qu’il aille exercer une autre profession…

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