Mais qu’est ce que je suis allé faire aux Utopiales ?

Franchement, c’est la question que je me suis posé.
N’y voyez pas une quelconque remarque désobligeante envers ce festival. – Ca, c’est un peu plus loin – Voyez-y plutôt la question que se pose un asocial profond qui se retrouve pendant quatre jours dans un évènement qui semble avoir attiré plus de 40.000 personnes cette année.

Mais qu’est ce que je suis allé faire là-bas ?
Je n’aime pas les gens. – sauf vous qui vous vous reconnaîtrez, mais pour moi, vous ne rentrez pas dans la catégorie « gens » – Je supporte de moins en moins la foule.
Et ces saletés de mômes qui braillaient dans le train… A l’aller comme au retour…

Que suis-je allé faire à Nantes ?
Trois nuits dans un hôtel Ibis. Normalement pas de problème. Sauf que là, les portes n’étaient isolées phonétiquement. En gros, on entendait parfaitement tout ce qui se passait dans le couloir. Pas pratique pour dormir. Pas pratique du tout…
Bon… Si je dois avouer que le bâtiment dans lequel se situaient les Utopiales était sympathique, l’environnement l’était moins. Nantes est une belle ville. Mais la Cité Internationale des Congrès est moche. Des grands bâtiments de béton, des grandes rues désertes que parcourait un petit vent frais… Ajoutez un ciel bien plombé, ce n’était pas franchement agréable comme coin… Je préfère largement le cadre des Imaginales.

Mais qu’est ce que je suis allé faire dans un festival de SF français ?
Le fandom SF français… Quel beau milieu… C’est quasiment un concours du type « C’est moi qui ait la plus grosse » sauf que c’est « C’est moi qui fait le plus gros coup de pute / la remarque la plus salope dans le dos de l’autre ». Il a des auteurs excellents, des gens très sympathiques et des faux-culs pas possibles…
Un festival de SF français… Qui attire 40.000 personnes… Et qui à certains moments fait preuve du plus grand amateurisme possible… Les cérémonies de remise des prix, tant le prix Velanger, que le Grand Prix de l’Imaginaire 2007, que les prix des Utopiales ont été assez… « ridicules ».
En retard, un présentateur style « Guy Lux », des grossières erreurs dans la présentation vidéo – tout le monde a pu découvrir le vainqueur du prix européen avant même l’ouverture de l’enveloppe –, une sono qui gueulait et qui gueulait, et le pompon, la présentation du vainqueur du prix Art & Fact, dans une présentation type « powerpoint » sans le moindre visuel des couvertures réalisées par l’artiste…

Bref, c’est surtout que je saute sur une occasion supplémentaire de râler, j’ai quand même passé un bon week-end avec des gens que j’apprécie beaucoup. – Et qui ont la gentillesse de supporter le connard que je suis. –
Et puis j’ai pu avoir des gribouillis de Simon R. Green, Peter Hamilton (tous les deux très sympathiques), Pierre Bordage (il fait chier à sortir un nouveau bouquin à chaque fois que je le croise), Antoine Lencou, Karim Berrouka, Yan Marchand et Zariel. Et puis surtout Adriana Lorusso.

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