Nazis ou Magie, ça pue du…

J’ai fini, il y a peu, deux livres qui m’ont assez déçu.

Le premier est The Dragon Factory de Jonathan Maberry.

The Dragon Factory est la suite de Patient Zéro, paru en 2010 en VF chez Bragelonne et dont je parlais, en bien, ici.
Après la mauvaise nouvelle indiquant qu’il était peu probable d’avoir à court ou moyen, voire long, terme cette suite traduite en France, j’ai décidé d’acheter le tome 2 en VO.

Dans ce tome 2, nous retrouvons Joe Ledger qui, cette fois, ne va pas devoir buter des méchants terroristes zombies mais des méchants transgéniques nazis.
Un espèce de quatrième de couverture en VO donne ça :
A scientist with visions of changing the world begins genetic experiments on both animals and humans with the hope of finishing the work started by Josef Mengele during World War II. He uses connections in various world governments to try to destroy the DMS and Ledger. With no backup available, Ledger must try to eliminate the threat while staying one step ahead of his pursuers.

Je dois dire que j’ai été assez déçu par ce livre.
Premièrement, il se passe deux mois après la fin des évènements de Patient Zéro. Aucun évènement s’étant déroulé durant ce tome 1 n’influe réellement sur le tome 2, sur les méchant, alors que ça devrait… On a l’impression que deux conspirations d’ampleurs considérables peuvent avoir lieu sans aucune interaction entre les deux. Ca rend extrêmement bizarre.
The Dragon Factory souffre d’un gros problème de structures. Pas loin de 200 chapitres. En effet, à chaque changement de personnage, on a un nouveau chapitre. C’est bien pour découpé, mais au final… C’est lourd.
L’un des principaux reproches que je ferais à The Dragon Factory, c’est que  l’on a beaucoup trop le point de vue des méchants, ce qui gâche complètement l’histoire et tue tout suspense. On a aucune impression de découverte. C’est rageant. On devine par exemple sans aucun problème l’identité du grand méchant, l’identité de SAM, ainsi que la signification même de SAM…
Le deuxième énorme problème, c’est qu’encore plus que dans Patient Zéro, la fin est une fin de jeu vidéo, avec le héros qui dézingue tout tout en étant quasiment à poil avec quasiment aucune arme ou munition. C’est extrêmement ridicule…

Pour moi, The Dragon Factory est un livre sans grand intérêt, qui prolonge bien mal un premier tome très intéressant. Par pur masochisme, et par pure curiosité, je lirais peut être le tome 3. Mais ça ne sera pas une de mes priorités. Et puis, je ne regrette pas au final que ce livre ait peu de chances de sortir en France.

 The Dragon Factory de Jonathan Maberry

 

 

Disponible chez Amazon.

 

Le deuxième livre est Les Magiciens de Lev Grossman.

Ce livre est paru en 2010 chez L’Atalante.

Voici le quatrième de couveture :

Brooklyn. Quentin, dix-sept ans, est un adolescent brillant mais il ronge son frein, prisonnier d’un monde désespérément ennuyeux, en attendant d’intégrer une université de prestige. Comme il regrette le temps de son enfance où les Chroniques de Fillory en l’entraînaient dans un univers magique où tromper son ennui ! Mais sa vie se transforme le jour où, à sa grande stupeur, il est admis à la faculté de Brakebills, une école extrêmement élitiste et secrète qui forme des magiciens. Cinq années d’un rude et dangereux apprentissage l’y attendent. Mais le monderéel, même revu par la magie, n’apporte pas forcément le bonheur. Ce qu’il faudrait, c’est que l’univers de Fillory, celui des contes de son enfance, ne soit pas un monde imaginaire. Qui sait ?..

J’ai trouvé ce livre assez mal foutu. On a d’abord le droit à une espèce de sous Harry Potter, avec un Quentin qui découvre qu’il est magicien et qui débarque dans une école qui s’occupe des adolescents dans son cas. Et qui, au bout de quelques mois, alors qu’on a l’impression qu’il rame à mort, saute une année.
Durant les années d’études de Quentin, on assiste de moins en moins à de l’apprentissage de la magie, mais plus à la fabrication d’un dégénéré alcoolique, une sorte de surdoué sous-doué plus prompt au glandage aviné qu’autre chose.
Puis, une fois les études terminées, il se retrouve à mener une vraie vie de Jet-setteur avant que lui tombe dessus une quête plus ou moins bien définie dans un univers parallèle, espèce de fil conducteur tout le long du livre, univers parallèle dont la mythologie et le reste n’est pas sans rappeler Narnia.
Les personnages sont peu intéressants, on a même pas envie de baffer Quentin, on ne pleure pas à ses malheurs, on ne sourit pas quand il est heureux.

Le style est extrêmement désagréable. Certains l’attribuent à la traduction, mais vu l’expérience du traducteur, je pense qu’il s’agit vraiment d’un problème avec la VO. – Certes, deux ou trois termes me paraîssent ne pas coller avec l’ensemble du ton du livre, mais j’ai déjà vu largement pire… –

J’avais eu de bons échos de ce livre. Depuis, je sais que j’ai des goûts très éloignés de certaines personnes. Personnellement, je déconseille fortement la lecture de Les Magiciens. Il y a bien mieux ailleurs.

 Les Magiciens de Lev Grossman, éditions l’Atalante

 

 

Disponible chez Amazon.  (Ben oui, ils ont fermé la boutique sur Fantasy.fr…)

2 réflexions sur « Nazis ou Magie, ça pue du… »

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