Noir, c’est noir…

Des fois, des relents nauséabonds de mon esprit malade et torturé remontent à la surface. Et noircissent tout. Généralement, je me plonge dans un livre, une série débile ou un jeu vidéo pour évacuer cette noirceur. Pour une fois, j’ai décidé de la coucher sur papier. De rendre le résultat encore plus noir. De noircir, toujours et encore plus, de tout totalement déformer. Que si un semblant de réalité ait pu servir de base à ce texte, le résultat n’a plus rien à voir avec les faits. Pour exorciser. Pour m’exorciser. Et cela donne ce que vous allez lire – ou ne pas lire – dans la suite de ce message. Attention, ce n’est vraiment pas joyeux. Déjà, parce que j’ai un style de merde. Ensuite, parce que je me lâche. Vraiment. J’évacue tout ce que je peux. J’y mets toute la noirceur que je peux. Dont je ne veux plus. Et qui me pourrit de l’intérieur.
Je n’ai pas de titre pour ce texte. Enfin, si, j’en ai un. Mais qui dit tout. Et rien. Comme d’habitude. Et qui chez moi ne sonne correctement qu’en anglais – Allez savoir pourquoi je pense en partie mes textes et mes titres dans cette langue qui n’est pas celle de mes ancêtres… –

Attention, amis de la littérature, vous êtes prévenus, passez votre chemin. Âmes sensibles aussi. Ma muse s’appelle Haine.

(Bande son : Sirenia, albums The 13th Floor, Nine destinies and a downfall, An elixir for existence, At sixes and sevens)

 

Changement de programme de dernière minute. Malgré ce que j’en disais, ce texte contenait quelques éléments un peu trop près de la réalité. De ce que je pensais être la réalité.
Certes, l’exercice avait porté ses fruits. Toutes mes pulsions les plus infâmes étaient dans ce texte. Je m’étais vidé d’une grosse partie de ma noirceur. J’envisageais de commencer la semaine prochaine de relative bonne humeur. De mettre en veilleuse certaines de mes pulsions autodestructrices.
Et puis je me suis pris un coup de massue. Un gros. Un énorme. Du genre de ceux qui vous en mettent en même temps plein la gueule et les tripes. Du genre de ceux que je hais. Du genre qui me font haïr l’Humanité. Qui me font passer d’un petit jour brumeux aux ténèbres les plus profondes.

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis un brin réservé. Que je m’ouvre assez difficilement. Que je préfère souvent la solitude. Même au sein d’un groupe, je me sens en retrait. Parce que je me mets en retrait. Je cherche à me protéger. Je m’en suis tellement pris la gueule à une époque que j’ai décidé de m’isoler. Ce n’est pas que j’aime particulièrement la solitude. C’est même le contraire. Je ne vis que quand je suis en société. Au boulot. Lors de mes rares sorties. C’est l’une des raisons qui me font aller à des festivals où je m’ennuie souvent ferme. Parce qu’il y a là-bas des gens que j’aime bien. Et que cela évite que j’erre chez moi comme un zombie sans âme. C’est un problème aussi. Mes faibles relations avec les autres membres de mon espèce n’empêchent de voir et comprendre certains signes.

Je pensais m’être protégé. Avoir un petit pool d’amis en qui je pouvais avoir confiance. A qui je pouvais dire certaines choses.
Putain quelle erreur. C’est une véritable hallebarde que je me suis pris dans le dos. C’est  de ma faute aussi. J’ai fait confiance à un être humain. Putain mais quelle connerie.
Et là, je dois dire que j’ai mal. Mal à en crever. Parce que cela confirme ce que je pense de moi. Je ne suis qu’un pauvre abruti dont on rit derrière le dos. Le con du diner de con. le pauvre débile qui croit qu’il peut y avoir un peu d’honnêteté et de sincérité dans les rapport entre humains.

Dernièrement, je broyais déjà du noir. Mais là, c’est pire. J’en ai marre de la solitude. Elle me ronge. Elle me tue à petit feu. Mais c’est apparemment ma seule protection…

L’Humanité finira sans doute bientôt exterminée. Et le nombre de ceux qui mériteraient d’y survivre s’est réduit. Mais je commence de plus en plus à me dire que j’attendrais derrière les Portes de l’Enfer ce moment béni.

Quand à toi, sombre connard, je ne suis même pas sûr de vouloir appliquer avec toi une certaine citation de Desproges.

Ouais… Encore un truc. Je suis pas une machine. Même quand une possibilité se ferme, il me faut un certain temps pour que je fasse définitivement une croix dessus. Et même quelques fois, il reste une petite étincelle. Je n’ai pas le même vécu que certains. Je ne prends pas forcément certaines choses de la même manière et avec la même facilité.

5 réflexions sur « Noir, c’est noir… »

  1. Je ne sais pas au juste ce qu’il s’est passé pour toi, mais cela me rappelle les raisons précises pour lesquelles, aujourd’hui, je n’habite plus la grande ville, mais un hameau de 50 habitants au fin fond du Lot ; et pourquoi, le jour où on pendra les trois quarts de l’humanité à des réverbères, je serai celui qui tient la corde.

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