Nouvelle pas top…

J'aime pas…
Sérieux… Trop court, pas tout à fait ce que je voulais…
C'est la Muse qui m'a forcé… Elle me titillait, me disait "Mais vas-y, fais cette nouvelle. Ca changera de tes idées habituelles…" Mouais… Pas terrible… Et surtout, je retombe sur ces fameuses idées habituelles…
Pas grave… Je la mets en ligne et puis… Et puis, dans 2 / 3 ans, j'en ferais une nouvelle version… Et 3/ 4 ans après une autre…
Et je me force pour en faire une autre (de nouvelle) pour la semaine prochaine… Pour l'instant, j'hésite entre le chat, l'elfe ou l'IA… (Nan, ca ne finira pas en une IA qui subit le traitement du Chat de Schrödinger tout en fourrant un elfe…)
Et en plus, je peux pas mettre le titre parce qu'il gâche tout…

 

Sa tâche était simple. Il l’avait déjà accomplie bien des fois les jours précédents. Simple et essentielle. Mais, cette fois, quelque chose était différent.
Barry White roucoulait à la radio, et dans la cabine de douche, une femme se préparait à l’un des moments les plus importants de sa vie. Cette femme, dont les formes se devinaient derrière le jeu de la mousse et de la buée. Cette femme dont il devait sceller l’amour  avec l’une de ses flèches. Cette femme. Il ne pouvait s’empêcher de la regarder, de l’inspecter, de chercher tous les petits détails de son corps qui se dévoilaient et se dissimulaient alternativement tandis qu’elle se savonnait. Cette femme dont il admirait le galbe des seins et la finesse de la peau alors qu’il aurait du se concentrer sur sa mission.
Cette femme. Cette femme. Cette femme !!!!
Il ne pouvait définir ce qu’elle suscitait en lui. C’était nouveau, c’était étrange. Il n’était pas préparé à ressentir ce genre de choses. Ressentir ? Serait-ce là le problème ? Il éprouverait quelque chose ? Mais que pouvait donc déclencher en lui la vision de ces interminables jambes luisantes d’eau ? Interminables, mais qui aboutissaient à cette toison mystérieuse, toison dont il ne pouvait détacher son regard, regard qui se perdait dans ces boucles brunes.
Il ne comprenait pas. D’où lui venait donc cette obsession ? Personne ne lui avait dit que ce genre de choses pouvait se produire quand il avait accepté de faire ce remplacement. Nul ne lui avait dit qu’il éprouverait une telle attirance pour une de ses cibles. De l’attirance ? Il avait enfin comprit. Cette femme l’attirait… l’attirait et provoquait aussi autre chose en lui. Quelque chose que les siens n’étaient pas censés connaître, ni même ressentir. De l’attirance… Et du désir. Il désirait cette femme. C’était impossible. Mais pourtant… pourtant cela se produisait. Tout en cette femme faisait vibrer son corps. Il la désirait de tout son être. Mais que donc se passait-il ? Lui dont on disait que les siens n’avaient pas de sexe. Alors pourquoi quelque chose durcissait en lui ? Pourquoi voulait-il la prendre ?
Il n’en pouvait plus. Il lui fallait cette femme. Elle ne pouvait être pour cet homme grotesque pour laquelle elle se faisait belle ? C’était une erreur. Elle était pour lui. Lui ! Et nul autre. Et cette flèche de l’amour leur était destinée. Et scellerait leur amour immortel ! Au Diable toutes leurs soit disant règlements.
D’un simple geste, il banda son arc et décocha son trait. Le projectile fusa, transperçant la buée et… fusionna avec la cible plus qu’elle ne la transperça. Celle-ci n’eu aucune réaction, et sembla ne rien remarquer.
Il se décida alors à apparaître, surgissant de nulle part.
La femme l’aperçut. Un homme. Grand. Beau. Avec des ailes. Mais cela ne la gênait pas. Il était celui qu’elle attendait. Il était son âme sœur, celui qui lui était promis depuis toujours.
Il entra dans la cabine de douche. Leurs bouches se joignirent. Leurs corps aussi. Plumes et mousse se mêlèrent. 

Tout à leurs ébats, ils n’entendirent pas la porte de l’appartement s’ouvrir puis se fermer. Leurs gémissements et leurs cris couvrirent les bruits de pas. Complètement obnubilés l’un par l’autre, ils ne remarquèrent pas le promis qui se tenait sur le seuil de la salle de bain. Ils ne le virent pas davantage partir et ne portèrent pas plus d’attention à son retour, un couteau à la main.
Les cris de jouissance furent remplacés par des cris de douleur et d’horreur. Aux plumes et à la mousse se mêlait désormais du sang.

Tranquillement assis dans des fauteuils, deux hommes assistaient à la scène.
– Dis-moi, quand Cupidon rentre-t-il de vacances ?
– Apparemment, dans les secondes qui vont suivre. Ce n’est pas possible. A chaque fois que je le fais remplacer, un truc de ce genre se produit.
– Personnellement, je préfère ce genre de situation à ce qui s’est passé la fois où Gabriel a assuré l’intérim.
– Il est vrai qu’à cause de lui et la petite Marie, je me suis retrouvé père…

A la radio, les Rita Mitsouko nous rappelaient que les histoires d’amour finissent mal en général.

 

Alors, le titre à la con, c'est censé être : Les vacances de Cupidon.

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