Pourquoi est-ce que je lis de l’Urban Fantasy ?

Et par là même, de la Bit-Lit. (Définition de ce sous-genre sur le blog de Milady)

Déjà, je pense que l’Urban Fantasy, dans son ensemble, comble deux manques chez moi.
– Le premier, qui est le manque de plus en plus flagrant de traitement original dans la Fantasy. De plus en plus, les livres se ressemblent, les intrigues ne varient pas, sont convenues, les personnages stéréotypés,  les races stéréotypées, etc…
Heureusement, certains auteurs sont capables de sortir du rang. Genre Jacqueline Carey et ses romans Kushiel. – La première trilogie est en vente sur votrecremeriefantasypréférée.fr, pour les suites, pour le moment, si vous êtes réellement en manque, il vous faudra les lire en VO. –  Mais ce même auteur peut se planter lamentablement sur autre série du type Sundering (Banewreaker et Godslayer). On peut prendre aussi Le Trône de FerA Song of Fire and Ice pour les puristes – de G.R.R. Martin. Mais au final, ces livres et ces auteurs restent assez classiques et aucun ne se démarque réellement du reste avec des nouveaux points de vue et une réelle remise en question des stéréotypes. Bon… Là n’est pas la question… Je digresse, je digresse…
– Le deuxième manque, c’est celui de la SF sans prétention. Aujourd’hui, je ne trouve plus de petite SF pas chère, qui se lit facilement et rapidement. Comme il en existait du temps de Fleuve Noir Anticipation. Donc, pour combler ce manque, je me rabats sur l’Urban Fantasy, et la Bit-Lit, qui, bien souvent, sont aussi composés de séries en ouvrages sans prétention et se lisant rapidement.

Si je regarde la première série d’Urban Fantasy que j’ai lu, je dois constater une chose bizarre. C’est un auteur français qui m’a plongé dans ce genre : Michel Honaker et sa série « Le Commandeur ». Parue à l’époque en dix tomes chez Fleuve Noir Anticipation et plus récemment chez Rageot en quinze volumes. – Et là, je me dois de quémander une éventuelle réédition de ce cycle parce qu’il est introuvable… Et puis, pour moi, c’est un Trésor de l’Imaginaire français. Et puis, l’Urban Fantasy, ça a le vent en poupe hein Laughing A l’époque, je ne me préoccupais pas de savoir dans quelle catégorie ça rentrait. – Et je dois dire qu’aujourd’hui, en y repensant en faisant cet article, je suis surpris de trouver que cet auteur aurait clairement sa place au milieu de la production actuelle. – Cela m’a fait un vrai choc de voir qu’on pouvait introduire dans notre réel de tous les jours – A l’époque, je ne connaissais pas Lovecraft et compagnie – des éléments de fantasy tels que des trolls, des djinns, des types qui pourfendaient des zombies à grands coups d’épées elfiques… C’était, pour moi, un traitement original pour ce genre d’histoire.

Mon contact littéraire suivant avec ce genre eu lieu un certain nombre d’années après. Entre temps, le phénomène Buffy était passé par là. – Buffy, c’est quand même une série qui aura marqué toute une génération. – Et je suis tombé, un jour, cherchant quelque chose d’intéressant comme une âme en peine, sur un tome de Anita Blake de Laurell K. Hamilton. – Dont les tomes 1 à 9 sont réédités de nos jours chez Milady, et les tomes suivants sortent aussi chez eux. Et tout ça en vente sur fessesmoiavecunepelle.fr A l’époque –avant mon séjour chez les caribous –,  je pense que cette série était, avec les ouvrages d’Anne Rice, les seuls représentants de l’Urban Fantasy / Bit-Lit en France. – Oui, si Anne Rice n’est pas de la Bit-Lit, va falloir revoir un peu la définition du genre. – J’avoue avoir accroché grave à Anita Blake, même si je tiquais un peu sur la partie cul de la série. – Et c’est un peu ce qui m’empêche aujourd’hui de recommencer à lire cette série et notamment ceux que je n’avais pu trouver à l’époque, car le côté cul se renforce à priori au fur et à mesure des tomes… Au point que les pouvoirs d’Anita dépendraient de sa satiété sexuelle, comme dans le scénario d’un mauvais dessin animé japonais de cul. –
Et puis… je suis parti de l’autre côté de l’océan, sur des terres où les romans n’ont pas besoin de passer par des traductions et des éditeurs frileux – il y a des exceptions Wink avant d’arriver dans les rayons des librairies. J’y ai trouvé dans la Fantasy et la SF classique de quoi suffisamment combler mes manques. Et il faut dire que le genre Urban Fantasy n’explosait pas non plus à cette période.

Je suis rentré dans notre beau pays,
Et puis, en 2007, The Baffe. La découverte de Dresden Files de Jim Butcher – Et là aussi, c’est en vente sur ilsvidenttouslesmoismonportefeuille.fr Attention, les tomes référencés actuellement sont ceux de l’ancienne édition. Une nouvelle version poche arrive ce mois-ci mais la boutique est pas encore tout à fait à jour. – La série dont j’ai dévoré un tome par jour en vacances l’an dernier. Par certains côtés, ça me rappelle un peu le Commandeur. Avec une qualité largement supérieure bien évidement.
Et puis, l’Urban Fantasy et notamment la Bit-Lit a explosé en France. Arrivée de Rachel Morgan de Kim Harrison, de Femmes de l’Autremonde de Kelley Armstrong, des Nightside de Simon R. Green et plein d’autres séries – des exemples par ici, par là, et puis toujours là. – Et le mouvement s’amplifie avec de nouveaux acteurs qui rentrent sur le marché. Et je dois avouer que je suis fortement accro au genre. Certes, certaines séries ne m’attirent pas vraiment, car trop de cul présent – Série Meredith Gentry de Laurell K. Hamilton , où au bout de 80 pages, j’ai craqué après que l’héroïne se soit faite dégondée pour la cinquième fois…-, ou vraiment trop moyennes dans le scénario, ou qui donne l’impression de lire du Harlequin… – Série Riley Jenson de Keri Arthur. Y a un passage avec une Ferrari rouge qui ne peut faire que penser au fameux sketch de Dany Boom lisant un passage d’un Harlequin. –  Mais bon, il ya tellement de séries qui sortent chez les anglophones qu’il y en a pour des années à lire. Et il paraît même que des francophones vont s’y mettre. – Bon, en vérité, ils s’y sont déjà mis, mais il n’y a pas encore eu de vrai grand succès… –

D’ailleurs, une grande partie de mes dernières lectures sont de l’Urban Fantasy / Bit-Lit.
Outre Quantum Gravity (tome 1) et The Better Part of Darkness dont j’ai déjà parlé, il y a eu :
Three Days to Dead de Kelly Meding. Un premier tome qui commence bien mais qui finit un peu en eau de boudin. Je n’ai pas encore acheté le tome 2 et il n’est pas prévu dans mes achats futurs immédiats.
Night Shift de Lilith Saintcrow. Un début de série honnête, par un auteur qui apparemment n’en est pas à son coup d’essai en Bit-Lit – j’ai cru remarqué une autre série avant –. J’ai les trois tomes suivants et ils sont en bonne place dans ma PAL.
Un peu plus loin, Succubus Dreams, le tome trois de la série de Richelle Mead, série qui me déçoit un peu plus chaque tome.
Magie d’Entreprise de Kelley Armstrong, qui reste une valeur sûre.

Pour les prochaines lectures :
Unclean Spirits de M.L.N Hanover
Skinwalker de Faith Hunter
BloodRing de Faith Hunter – Même auteur, série différente –
Archangel’s Kiss de Nalini Singh
Vicious Circle de Linda Robertson
Changes de Jim Butcher – prévu le 6 mai ou le 6 avril, selon Amazon.fr ou Amazon.com… –

Et puis, en VF, les séries que je suis et qui m’intéressent vraiment :
Rachel Morgan de Kim Harrison – voir lien plus haut –
Les Femmes de l’AutreMonde de Kelley Armstrong – voir lien plus haut. Oui, je suis une grosse faignasse…-
Mercy Thompson
de Patricia Briggs
Kate Daniels de Ilona Andrew

Les autres séries, j’achète pour les périodes de disette ou d’ennui.

Néanmoins, comme le genre explose dans tous les sens, tout et n’importe quoi finit sur les étagères  des librairies – virtuelles pour ma part puisque pour ce genre de littérature, je me fournis principalement en VO et à travers Amazon. C’est galère en plus parce que je commande sur Amazon.fr mais je suis obligé de faire un premier tri sur Amazon.com car, pour les livres en VO, il n’y a pas de résumé sur le site .fr… – Il faut faire un bon tri pour réussir à trouver un traitement original, sans trop de cul…

Et donc, à mon avis, je n’ai pas répondu à la question de savoir pourquoi je lis de l’Urban Fantasy. Et bien, parce que !
Nah !

3 réflexions sur « Pourquoi est-ce que je lis de l’Urban Fantasy ? »

  1. Mercy et Kate Daniels, les deux meilleures séries bit-lit disponibles en français, selon moi…

    Mais bon, à l’origine, je voulais poster pour confirmer tout le bien que je pense de la série Le Commandeur (j’ai les 14 tomes de chez Rageot, je viens de découvrir qu’il m’en manque un).
    À noter que Honaker a publié chez Flammarion un bouquin au titre de “Chasseur noir”, dont j’ai lu quatre pages avant de faire un comparatif qui m’a confirmé qu’il s’agissait d’une ressaucé d’un des tomes du Commandeur (me souviens plus lequel, mais c’est aussi que j’ai la flemme d’aller fouiller dans la bibliothèque).
    Plus d’infos: http://www.editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=20543&el=08&levelCode=jeunesse

  2. @Nessae : effectivement, rien que le quatrième de couverture indique que c’est une ressaucée ‘jeunesse” du Commandeur.
    Et il en a même commis un deuxième…
    Qui est une reprise de Bronx Ceremonial (Titre Fleuve Noir)
    Ce qui veut dire que, vu cette série récente, on pourra jamais avoir une réédition du Commandeur… Pas cool…

    @Zogzog : pourquoi je suis pas étonné que tu dises ça. 😉
    Malheureusement, moi, j’ai pas pu passer ma haine des elfes.
    Les démons m’avaient parus intéressants mais… ça n’a pas suffit à rattraper le reste. Mais bon, j’ai des goûts de merde aussi, hein.

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