Y a du bon en Urban Fantasy

Puisqu’en ce moment, au boulot, je ne peux pas avancer pour raisonsbassement matérielles, je me vois contraint de m’occuper en écrivant unnouveau semblant de critique de bouquin ici même.

C’est encore une fois un livre d’Urban Fantasy. -y a pas de vampire et l’héroïne ne couche pas avec donc ce n’est pasde la bit-lit. Oui, Oui, je sais, les vampires et le cul ce n’est pasque ça qui définit la bit-lit… – 

Il s’agit de The Better Part of Darkness de Kelly Gay.
Le pitch est assez classique pour une série de ce genre :
CharlieMadigan est un agent de l’ITF (Integration Task Force) de la policed’Atlanta. Cette unité est chargée de faire régner l’ordre parmi lespopulations non-humaines. Et oui, depuis la Révélation, des êtres dedeux dimensions parallèles à la notre, et ressemblant fortement à notreEnfer et notre Paradis, ont décidé d’émigrer chez nous. Et essayez defaire respecter la loi à des êtres venant de l’Enfer… Pour l’aider,Charlie fait équipe avec un – oui, j’ai bien écrit un – sirène, Hank, dont la voix possède le pouvoir que l’on accorde généralement à ceux de son espèce.
Accessoirement,Charlie est aussi la mère d’une adolescente et divorcée. Et oui, ellen’a pas apprécié que son ex-mari lui cache pendant des années qu’ilfaisait de la magie noire.
Charlie a aussi un petit problème. Elle aété tuée il y a peu. Et a été ressuscitée de façon mystérieuse. Et celalui a laissé quelques séquelles, du genre cauchemars et crises deviolence extrêmes.
Et quand sa babysitter habituelle, qui fréquentela même école que sa fille, est victime d’une nouvelle drogue à laprovenance étrange, le Ash, elle s’embarque dans une enquête qui vacomplètement chambouler son univers.

J’avoue avoir commencé ce  livre dans un but : contrarier quelqu’un qui disait que Charlie Madigan était un Harry Dresden féminin.Etje l’ai continué parce que c’est très bon. Certes, c’est un premierroman. Donc avec quelques petites erreurs. Erreurs que l’on oublie bienvite d’ailleurs.

Déjà, l’univers est très bien construit et bienintroduit au fur et à mesure de l’histoire. Tant au niveau desrelations entre les différents univers que les espèces peuplant desunivers. Et là, on sort aussi des sentiers battus. Pas d’elfes – YES ! –, mais des sirènes, des djinns. C’est l’un des univers les plus originaux et mieux construits que j’ai lu ces derniers temps.

Certes le personnage est assez différent de Harry Dresden, mais on retrouve le même ton, la même ambiance, le même type de héros qui se fait embarquer dans quelque chose de dantesque, qui s’en prend plein la gueule.
On a de l’action, de l’émotion, un peu de cul, un vrai scénario, des rebondissements – même qu’on ne les voit pas venir -, des vrais personnages qui ont un fond et qui ont des réactions humaines et compréhensibles. Tout s’emboîte correctement.

Seul défaut que je trouve, la fin. Un poil rapide, un rien bizarre.

Si il faut encore faire un lien avec les Dresden Files, c’est que la couverture de The Better Part of Darkness est aussi de Chris McGrath. Signe supplémentaire de qualité. Smile

Une suite est déjà écrite, qui s’intitule The Darkest Edge of Dawn.Et là, je vais râler. Des suites éventuelles – tome 3 et au delà –dépendent du renouvellement du contrat entre l’auteur et l’éditeur…

Bref, vous l’avez compris, The Better Part of Darkness, ça a été la bonne surprise de la fin 2009. Et j’attends avec impatience la suite. (Aux alentours d’août 2010 chez les Rednecks, le manuscrit a déja été envoyé pour relecture / correction)
En France un jour : Y a intérêt bordel !

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